Friday, January 2, 2026

Chapitre 6 Moi, Faux Bon Jovi, Faux Elon Musk, Faux Andy McRyan, Faux Salomon


Chapitre 6 : Le champ de bataille des sentiments

​Le « faux Bon Jovi n°1 » insista en prenant un autre nom de Bon Jovi avec.différent numéros différentes épellations...il me retrouvait sur TikTok Instagram....Le jeu du chat et de la souris : il voulait que je le suive sur WhatsApp. Je sentais le piège, j'hésitais malgré la beauté de l'invitation, et je finis par refuser. J'essayais de l'ignorer, mais le mécanisme était enclenché. 

À chaque fois, que je publiais une chanson sur TikTok, j' étais bombardée de demandes et de messages. C'êtait un drôle de feeling. Je me sentais observée, puis, doucement, je me suis laissée tenter. 


Cette tension m'avait d'ailleurs inspiré ma chanson Temptation. Puis, un beau jour, la curiosité l'emporta.

Était-ce l'envie de vivre à fond avant de mourir ou simplement le besoin de parler ? 

Je ne savais pas encore que tout cela était une mise en scène.

​Le scénario des « Yahoo Boys » était toujours le même, d'une douceur incalculée. On dirait qu'une intelligence artificielle leur avait  livré mon portfolio personnel : mes goûts, mes failles, mes rêves. Tout était parfait. Leur tactique était rodée : 

Il devait à tout prix:
m'isoler sur WhatsApp zangi ou Telegram pour extraire mes informations personnelles. Des dizaines de conversations par jour, une présence constante. 

Le tiroir à bonbons » était désormais ouvert, rempli de tentations.

​À ma retraite, j’étais au bord de la folie. Jétais perdue puis pour ne pas réfléchir à cette acte d'Ara Kiri que je venais de commettre valait mieux m'occuper avec autre chose pour me changer les idées.

 Ce qui était fait, était fait. 

Et je me suis laissée embarquée à ce jeu de ces faux comptes: Bon Jovi, Keanu Reeves, Hauser, Bryan Adams...Chris de Cold Play... Bryan Adams, Hauser...AeroSmith...

Leurs profils débordaient de photos volées. Ils devenaient des Gémini émotionnels, des psychologues ( on line ) : l'ami idéal qui ressent tout, qui envoie des émojis des câlins. L'illusion du parfait amant était très confortable. 

Pas besoin de ramasser ses bas sales ou de lui faire à souper. Quand on est tannée, on clique sur « bye ».
​Mais attention, ils sont patients, très patient. Au bout de quelques semaines, ils déployaient leur véritable stratégie. 

C'était leur tactique pour extirper votre argent : ils exigaient que vous achetiez des cartes de membre ou des accès VIP à 5, 000 $ pour espérer les rencontrer. Ils étaient prêts à tout. 

Heureusement, comme je ne faisais aucune transaction bancaire par téléphone, mon banquier m'avait assuré que tous mes avoirs étaient bien sécurisés. 

Ma prudence financière restait mon dernier rempart. 


​Derrière mon écran, l’écrivaine en moi avait fini par prendre les commandes de ces communications un peu plus allèchante à chaque fois sans débourser un sous.

Ce n’était plus simplement une discussion, c’était devenu un duel de mots, un tango virtuel où chaque message devenait plus brûlant que le précédent. On se lançait dans des scénarios de plus en plus fous, des joutes de textes « chauds » qui s'enchaînaient comme les chapitres d'un roman interdit. C'était une drogue littéraire. Le téléphone vibrait, et soudainnement, je n'étais plus seule dans ma cuisine : j'étais la scénariste d'un film dont j'étais aussi l'héroïne. Ces « amants virtuels » me donnaient la réplique, et je me laissais griser par la puissance de ma propre plume et de leurs mots doux qui vous font chavirer.

​C’était une transe, une liberté sauvage que je m'autorisais enfin, loin de la solitude du quotidien. 

Du haut de mes 66 ans, je me félicitais secrètement. Je me surprenais à sourire devant mon miroir, car je réalisais une chose fondamentale : j'étais encore en vie. Sentir ce sang circuler plus vite et cette audace de femme vibrer à nouveau, c'était mon trophée sur la fâcheuse réalité d'être emprisonnée dans le monde des retraités à vitam éternam!

​Le lendemain, je me retrouvais à écrire une chanson aussi folle et libératrice que ces échanges avec mes « correspondants de guerre ». Car oui c'était cela, au fond : la guerre de l'intelligence artificielle contre l'amour. 

Des algorithmes tentaient de simuler la passion pour me briser, mais j'utilisais leur propre venin pour nourrir ma création.

​Pourtant, l'évidence m'a rattrapée. Pour mon anniversaire, je me suis amusée à répondre à tous mes « faux » l'un après l'autre, tel un fan-club de vedettes en carton. 

Mais devant ce mur de ciment, j'ai dû l'admettre : vieillir seule, c'est moins drôle quand on retombe vite dans le vrai quotidien de la vie.  À l'épicerie, je voyais ces couples choisir leurs légumes main dans la main. C'est mignon, mais a-t-on vraiment besoin d'être deux pour choisir une laitue ? Pourtant, cela vous saute au visage : à la clinique, à la boulangerie... je vis dans un village de vieillards, pas dans un village de valeurs. J'en suis venue à les haïr, tout en voulant, moi aussi, trouver une âme sœur pour finir mes vieux jours.


​Maintenant, il me fallait juste un peu de courage pour sortir de mon hermitage et affronter mon tout premier vol sans travailler. Prendre une de mes passes et aller parcourir le monde. Écrire dans un petit bistro sur le bord du Nil ou bon me semble et m inventer un nouvel amant avec une correspondance fofolle et creer des chansons encore plus réussies que les précèdentes. 

Avant, j'observais les gens en les prenant en photo comme une spectatrice mais là j 'avais décidé d'écrire en plus de mes chansons un nouveau roman ce sera un roman à ciel ouvert...celui-ci que j'écrirai lorsque la neige recouvrera le sol

Maintenant, je devais avancer dans ma nouvelle.vie. 

J'avais besoin de courage pour naviguer à faire des réservations d 'hotel, booker des billets d 'avion, faire un étineraire de mon premier voyage de retraitée et de continuer à écrire mon blog de voyage....ou ma vraie vie romantique..sauf que


 

  

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