Friday, January 9, 2026

Chapitre 12 ok


​                          Chapitre 12

​J’avais enfin fini par déposer mes bagages dans ma belle "glam tent", mais aussitôt, le chauffeur nous appelait pour explorer le site et nous montrer les toilettes et les douches. La marche était quand même longue, une perspective peu réjouissante pour se lever la nuit. Il nous avait donné des walkie-talkies au cas où l’envie nous prendrait ou qu’un visiteur de la brousse nous attaquerait. C’était parfait, il n’y avait que nous sur ce site. J’ai fermé la fermeture éclair, puis la deuxième. J’ai branché tous mes chargeurs et j’ai envoyé un petit coucou sur Whats app à tout le monde.

​J’étais claquée. Andy semblait quand même heureux de me retrouver vivante, même s'il n'avait pas l'air de me croire vraiment.


De mon côté, je ne lui avais pas dit que j’avais reçu de l’argent de mes années d’enseignement au Québec juste avant mon départ ; c’était mon assurance pour faire ce que je voulais de mes vacances, grâce à cet argent tombé du ciel. 


J’avais entendu la Colombienne, la fofolle avec son petit foulard dans les cheveux qui allait se doucher. Elle cherchait le trouble, celle-là. 

J’avais même entendu un éléphant pendant qu’elle était au fond du camp. On m’avait pourtant bien dit de ne pas sortir seule, mais au diable. 

J’avais envie. Je suis sortie de la tente et je me suis installée dos à la lune pour surveiller les ombres au sol, et je vous jure que j’ai pissé à une vitesse phénoménale.


​Mais après, une fois dans la tente et que tout est refermé, on ne voit plus rien dehors. C'est stressant, je crois que je préfère une fenêtre finalement.


ZIl fallait être prête pour 5h45. On ne nous épargnait pas les levers ici étaient pkus que tôt; il faut être matinal, sinon les safaris ce n’est pas pour vous. 

Le temps de ramasser tout le monde et de déjeuner à l'autre camp, nous étions au vrai parc Kruger vers 9h.


En sortant de ma tente, j'étais vraiment dans la brousse, des singes mangeaient dans notre jeep, c’était rigolo. On a passé la journée dans le parc, c'était génial. 


Dès notre arrivée, on a vu le lion blanc et les autres lions. C'était fantastique. On s'est arrêtés pour dîner, j'ai sorti du cash au cas où, et l’après-midi, j’étais la seule à réussir à photographier le léopard de tout mon groupe. Un moment incroyable, car ces animaux sont les meilleurs pour jouer à cache-cache.

Pendant la route en brousse je partageais mes photos avec ma mère et Andy j,'étais moins seule comme ça voir de si belles choses toute seule, c,'est l'histoire de ma vie.


​Le soir venu, on ne retournait pas dans la même tente. Quelle horreur ! Il commençait à pleuvoir, on ne voyait que dalle. Il fallait déposer des gens et reprendre la route entre les éclairs et le tonnerre. J'étais épuisée. 


La Colombienne et moi, on allait dans une autre "glam tent", mais on est carrément descendues en enfer. On avançait avec nos lampes frontales et nos valises qui bloquaient sans cesse sur les roches dans une sorte de cratère. Quand il nous a montré nos tentes... No fucking way. Ce n’était pas "glam", c’était la misère totale. Une porte en plywood.

​J’ai carrément pété les plombs. J’étais à boutte, je n'arrêtais pas de pleurer. Ce n'était pas ce pour quoi j'avais payé.


La Colombienne est venue me chercher pour souper, mais je suis restée là. Il n’y avait qu’une seule prise pour brancher mes appareils. J’étais frustrée. Le gars du camp m’a apporté un repas mais m a offert de brancher mon cellulaire en haut avec  un verre de vin tout en m'assurant qu'il redescendrait avec moi me reconduire à  ma chiotte de tente.l eb m'expliquant pourquoi il y avait une porte de plywood


ya rightrl!

Un vrai boot camp de soldat, c’était l’enfer.

​La fatigue m’avait envahie et je m’étais endormie par-dessus les couvertures, par peur d'y trouver des insectes ou des scorpions. Je portais encore mes vêtements de nylon pour les grandes chaleurs, mais ils étaient mouillés. L'humidité me glaçait et l'hypothermie s'installait. Je délirais presque, incapable de me lever. C’est le clic du WhatsApp qui m’a réveillée. C’était Andy.  Il m’envoyait des messages vocaux. Je lui disais que j’avais trop froid, que je ne pouvais plus bouger.

​Il a alors pris un ton impératif, presque militaire. Il m'a ordonné de me lever, de prendre des vêtements secs dans ma valise et de me changer. Je lui répétais que j'en étais incapable. Il a ordonné une deuxième fois, encore plus fermement, de retirer mes habits mouillés et de me glisser sous les couvertures. Sa voix était mon seul ancrage. Grâce à lui, j'ai trouvé la force de me changer et de m'emmitoufler. La chaleur est revenue. Je me suis endormie grâce à mon héros d’Andy. Sans ce clic et sa fermeté, je ne sais pas si j'aurais vu le lever du soleil pour la marche dans la brousse.

On devait encore une fois êtes prêtes à 17.45

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