partie 1
Mami Wata du Canada : La déesse des neiges
Dans l'immensité de l'Arctique canadien, là où le ciel se confondait avec la glace, régnait une déesse unique : Mami Wata Native de ces glaces éternelles, elle avait de longs cheveux bleu glacial et une queue de sirène en bronze chaud. Sur son cœur brillait une feuille d'érable écarlate et, au bout de sa queue, un petit renard de l artique dormait paisiblement dans un coquillage.
Son royaume était un sanctuaire peuplé d'ours polaires, de castors, de phoques, d'un huard solitaire et de loups blancs.
La Patrouille et la Découverte
Alors qu'elle effectuait sa patrouille habituelle de l'Arctique, la déesse apercevait une scène inhabituelle sur la banquise.
Quelqu'un avait chaviré avec son mavire. Il dormait profondément, blotti dans la fourrure épaisse d'un immense ours polaire qui le protégeait du froid.
Autour d'eux gisaient des caisses marquées « EDO VIVRES ».
Mami Wata s'approcha au moment où il s'éveilla.
Qui êtes-vpus? Que c'est-il passè avec vitre navire.
Qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous êtes? Ou suis-je?
Elle lui expliqua qu'il était au Canada.
-Vous êtes au Canada.
Étonné, le roi lui répondit:
Au Canada
Heureusement que cet ours polaire ne m'a pas dévoré mais il a mangé tous mes vivres.
Il la regarda de nouveau.
Mais je ne me souviens pas avoir entendu que des créatures avec des queues vivaient au Canada. »
La déesse lui souria.
-Je suis la protectrice de cette zone arctique. Une désse Ranger. Je travaille pour le gouvernement du Canada.Je patrouille ces eaux glaciales.
C'est bien que vous m'ayez trouvé mais le n'ai vraiment jamais parlé de créatures avec une queue de ce genre au Canada
Soudain, une immense baleine surgissa des profondeurs. Dans un souffle puissant elle projeta un jet d'eau glaciale et s'exclama avec fierté
: « C'est moi qui a la plus belle, la plus grosse et la plus forte queue ! Du Canada.
Elle fit retomber sa queue sur l'eau avec une telle force que le navire du roi se retourna et sombra instantanément dans les fonds de la mer Arctique.
Dans le chaos, la déesse bascula et le roi Omolopoko se précipitait pour la rattraper de justesse en la tirant dans ses bras.
Au moment où ses mains touchèrent les écailles de bronze de sa queue, un véritable coup de foudre les traversa toys les deux.
Le roi était alors pris d'un puissant envoûtement qui scella son destin à tout jamais.
Ils restèrent comme ça pendant un long moment. Il était si chaud avec sin sang Africain et elle si glaciale que le choc thermique c'était transformé en une énergie supersonique du niveau dune bombe atomique.
Puis tout à coup on entendit les hululement d'un harfang des neiges quibdescendit tout droit du ciel pour avertir qu'un gros blizzard arrivait et qu'ils devaient vite trouver refuge.
L'urgence était là, mais le roi ne voulait pas laisser derrière lui le seul coffre précieux de son royaume.
Voyant cela, la déesse Mami Wata siffla de tout son être.
À son signal, les loups accouraient pour lui venir en aide.
Les loups arctiques s'attelaient au coffre royal pour le transporter.
Un castor arriva aussi avec sa queue pour aider le roi à garder l'équilibre.
Moi aussi j'ainune queue je vous aiderez a reconstruire ce bateau je suis un expert en construction de bâtiment.
Sous les aurores boréales et une lune au visage protecteur, toute la troupe se mit en route.
Mami Wata guida le roi qui sautait de banquise en banquise pendant qu'elle nageait sous l'eau.
Tandis que les loups traînaient le trésor de bronze et de corail.
Puisqu'un Blizzard pouvait être mortel, tous les animaux et humains, se précipitaient vers le Château d'Inuskupa, la cité de dômes de glace, pour se mettre à l'abri avant que le blizzard n'efface tout.
Après les premières salutations, la petite troupe changea de pièce pour pénétrer dans la grande salle d'apparat du Château d'Inuskupa pour un banquet
C'était une salle immense, dont le sol de glace était entièrement recouvert d'épaisses peaux d'ours polaires, blanches et douces, qui isolaient parfaitement du froid.
Au centre, il n'y avait pas de hautes chaises, mais une grande table très basse, sculptée directement dans un bloc de glace cristalline. Tout le monde s'installait par terre, s'asseyant ou s'allongeant confortablement sur les fourrures.
Le roi Omolopoko, le roi Inuskupa. La reine, ses fils et la déesse Mami Wata prirent place autour de cette table, leurs jambes s'enfonçerebt dans le moelleux des peaux piur les garder au chaud.
Les petites lampes rouges étaient disposées tout le long de la table basse, créant un chemin de lumière rouge qui faisait briller les visages.
Les plats de viande fumante et de poissons des glaces étaient posés à même la table de glace, à portée de main de chacun.
L'atmosphère était devenue très chaleureuse. Les animaux s'installèrent tout autour, entre les convives. L'ours se coucha juste derrière le roi, servant de dossier vivant et chaud, tandis que les loups blancs se roulaient en boule sur les bords des fourrures. Dans cette position, tout près du sol, le blizzard qui hurlait contre les murs du château semblait bien loin.
On partagea le repas dans une fraternité totale, les yeux brillant de reconnaissance.
Le roi Omolopoko posa sa coupe de ragoût de caribou et ses yeux se perdirent dans les flammes du foyer, où les petites lampes rouges scintillaient comme des perles de sang sur la glace.
- Oui, je suis un roi », affirma t il d'une voix empreinte de nostalgie. Mon royaume, l'Edo, autrefois connu sous le nom de Bénin, appartient à ma famille depuis dix-huit générations. C'était une merveille du monde, une terre de bronze et de forêts.
Il expliqua qu'il compta retourner sur ses terres pour reprendre ce qui lui appartenait de droit. Il avoua qu'il avait dû s'enfuir, non pas devant une armée ennemie, mais devant la convoitise de son propre peuple.
Les jeunes de mon royaume », poursuiva le roi avec une douleur visible, ont été capturés par une nouvelle force, plus puissante que n'importe quelle magie : les cellulaires et les tablettes. Ces petits objets brillants sont devenus leur seule obsession. Ils en voulaient toujours plus, toujours plus vite. »
C'était alors que la véritable tragédie avait commencé. Pour financer leur addiction technologique, les jeunes avaient commencé à voler les pièces en bronze. Ces plaques sculptées n'étaient pas de simples décorations ; elles étaient la mémoire de l'Edo, l'histoire gravée de chaque Oba, de chaque reine, de chaque bataille.
« C'était toute l'histoire de mon pays ! » s'exclama Omolopoko, la voix tremblante. « Nos bronzes ancestraux, vous savez. Ils les arrachaient des murs de mes palais, les brisaient et les vendaient pour de simples cellulaires et tablettes ! Ils ont pillé notre propre mémoire pour des jouets éphémères. »
Le royaume s'était effondré, non pas par le fer, mais par l'indifférence et la cupidité. Le roi expliqua qu'il avait dû s'enfuir avec les derniers trésors qu'il avait pu sauver, les coraux rouges, les statues de bronze et l'unique coffre de bronze, pour que l'Edo ne disparaisse pas tout à fait.
« Et maintenant », conclua le roi Omolopoko, « me voici ici, au Canada, à raconter notre histoire à une déesse de glace avecnune queue de bronze, une famille d'habitants de phoque et vous roi de lartique et votre charmante famille.
La Lignée d'Innuskupa et le Secret de la Glace
Innuskupa redressa fièrement son buste sous son habit de phoque et souria au Roi d'Edo.
« Nous aussi, nous portons le poids des siècles », répondit-il doucement. Je suis de la 25e génération à régner sur ce domaine de givre. Depuis le tout premier ancêtre qui a appris à parler au vent et à la glace, nous nous transmettons le secret de ce château. »
Il expliqua au roi que pour préserver un tel édifice, il ne fallait pas lutter contre la nature, mais faire corps avec elle.
« Ce château ne se préserve pas avec du bronze ou de la pierre, mais avec le souffle et le respect.
Innuskupa ajoutai que la force de son peuple réside dans le fait que les jeunes apprenent encore à chasser, à coudre les peaux de phoque et à lire dans la neige, tout comme leurs ancêtres le faisaient il y a des centaines d'années.
Si nous perdions ce savoir pour des objets brillants, le château fondrait de lui-même, car plus personne ne saurait comment lui parler pour qu'il reste solide. La tradition est le mortier qui tient nos blocs de glace ensemble. »
Le Roi Omolopoko écoutai fasciné. Il comprenait que si l'Edo avait péri par la soif de nouveauté, le royaume d'Innuskupa survivait grâce à une fidélité inébranlable aux racines de la terre.
à suivre





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