Un café et un shooter
Le réveil était brutal mais le son de la brousse était quand même magique. On remonta le long chemin jusqu'à l'office de ce camp qui, somme toute, sans la pluie, le tonnerre et la noirceur, était quand même bien. On avait pris le petit déjeuner sur le bord d'un lac où les tilapias sautaient, puis on est partie pour une marche dans la brousse. Mais oh ! tellement décevante. Il a parlé des insectes pendant une heure et tout ça avec son gros fusil. Je les ai regardés manger de la crotte de bambi — what the fuck, je vous jure ! — et les deux autres Canadiennes l'ont fait avec la Colombienne. Non, non, non... Bref, on guettait les bêtes sauvages mais rien pour nous faire peur. Ensuite, on a pris la route direction Johannesburg en passant par un décor magique.
C'est vraiment beau l'Afrique du Sud ! Les routes sont plus belles qu'au Québec, les montagnes hallucinantes, les hauteurs impressionnantes. Vraiment, le retour est comme dans un canyon, on est arrêté pour prendre des photos hallucinantes et rapporter des souvenirs, mais bon, dans mon sac à dos j'étais très limitée...
Pendant mon retour, j'essayais de booker une chambre de nouveau au Marriott Protea, ce fut l'horreur. Je ne bookerai jamais plus avec Expedia, je me suis retrouvée 4 heures assise devant le comptoir à attendre qu'on me donne une chambre. C'est bien dommage, j'adorais bien cet hôtel. Pendant que j'expliquais mes malheurs à Andy, il n'arrêtait pas d'insister d'aller voir pour des machines de crypto. J'en avais assez de tout ça, il commençait à me taper sur les nerfs. Bref, je suis allée au bar de l'hôtel et je me suis fait des amis, puis ensuite manger une frite et je suis allée me coucher épuisée.
Le lendemain, j'en ai profité à fond sur le bord de la piscine à relaxer et là encore Andy me tapait sur les nerfs pour que j'aille voir les machines de crypto. J'en avais rien à cirer et il n'avait pas l'air de vouloir venir me voir. Je suis allée voir le centre-ville de Johannesburg à nouveau mais comme c'est dangereux, c'est pas cool. Je me cherchais des vêtements chauds car c'était toujours froid, mais c'était un grand centre d'achat pour les riches. J'ai mis de l'argent sur ma eSIM card et je me suis fait fourrer quelque part en Afrique : au retour, j'ai eu pour 400 $ de paiement à faire, mais à mon retour je n'avais pas la tête à ça.
Bref, quand je suis retournée à l'hôtel, je n'avais aucune idée de ce que je faisais. Le manager me cherchait encore pour repayer la chambre à cause d'Expedia, ce fut l'enfer. Alors quand j'ai vu ça, je suis partie, plié bagage direction aéroport et j'ai annoncé à Andy que j'allais au Lesotho pour donner de l'argent à Harrison, son fils, et aller dans les montagnes faire de l'équitation.
J'ai trouvé un billet d'avion et je suis partie. C'était génial cette vacance et partir comme bon me semblait. Oh, les gens sont gentils, le pays est montagneux et désertique. J'ai pris une carte SIM, une mini-van et je suis allée dans un hôtel. J'avais demandé une recommandation à la femme du guichet touristique, oh my god, énorme hôtel décoré très kitch. Bref, j'allais peut-être enfin rencontrer Andy et boire cette fameuse bouteille de champagne que je traînais depuis mon arrivée, que l'agent de bord m'avait donnée en descendant de l'avion pour ma fameuse rencontre avec mon amoureux.
Quand je suis arrivée dans ma chambre, Andy me téléphona. Cette fois-ci j'entendais bien sa voix et il me raconta toutes sortes de choses et me chanta une autre belle chanson en me disant qu'il ferait tout en son possible pour venir et que je devais rester au moins deux jours au Lesotho comme ça il essayerait de se libérer. Je suis allée manger et j'ai pris une soupe.
Le lendemain, j'étais malade comme un chien. Il faisait froid partout et jamais je n'aurais dû manger cette soupe. Ça m'apprendra. Je suis restée le plus longtemps possible dans ma chambre, seule avec mes frissons dans ce froid glacial, avant de trouver la force de changer d'hôtel. Quelle belle affaire : l'hôtel où je voulais aller ne voulait pas prendre de touriste blanche. Bang dans face. Même le chauffeur était abasourdi parce que la sécurité lui disait qu'ils m'interdisaient carrément l'entrée. Alors le chauffeur de taxi m'emmena dans un hôtel super typique du Lesotho où j'avais ma propre chambre style Lesotho rond avec le toit de paille, trop cute, et un énorme lit. C'était parfait.
Ensuite j'ai contacté Andy pour lui dire de contacter Harrison pour qu'on puisse se rencontrer pour que je lui donne un peu d'argent de poche pour subsister jusqu'au moment où son père sortirait de Somalie. Je suis allée au centre d'achat me trouver un chandail chaud, un hoodie, rien à faire, mangé du poulet Kentucky Fry Chicken et j'ai pris un taxi pour aller me promener et voir les environs. C'était chouette, très pauvre mais les gens très gentils, très amicaux.
À mon retour à l'hôtel, toujours pas de nouvelles d'Andy, mon chat était mort avec celui-là, bref. Ma chambre était glaciale alors j'ai demandé des couvertures et j'ai mangé dans le bar de l'hôtel. En Afrique du Sud et au Lesotho, je n'ai jamais vu de gros derrières et de gâteaux aussi gros ! J'ai super bien mangé, un club sandwich, un verre de vin et j'ai pris de ces fameux gâteaux, et j'ai Whats Appé ma petite maman et ma soeur en synchro. Je pensais repartir sur Montréal puis finalement j'hésitais à continuer sur Cape Town, mais je me suis enfin décidée d'y aller et oh ! sans jamais l'avoir regretté.
Au moment de plier bagage pour quitter le Lesotho, j'ai soigneusement rangé la fameuse bouteille de champagne dans mon sac. Elle avait fait tout ce chemin avec moi à travers les montagnes glaciales, intacte. Finalement, je l'ai ramenée jusqu'au Québec. Elle a traversé les frontières et les océans. Qui sait, la boirai-je un jour avec ce fameux Andy ?
Le matin encore très tôt, je devais prendre l'avion pour Johannesburg et ensuite pour Cape Town. Ça a super bien été. À Johannesburg, il y a des gens et des agences qui vous aident à trouver un billet, ils sont supers gentils et viennent avec vous jusqu'au guichet vraiment. Et devinez quoi ? Je m'étais dénichée à 06h00 du matin à l'aéroport un hoodie du Lesotho qui me gardera au chaud pour le reste du voyage... mais qui aurait cru gelée en Afrique du Sud ! Tant pis pour Andy, je n'allais pas rester au Lesotho indéfiniment. L'excursion en montagne, je l'aurais faite avec lui car j'ai bien trop peur des hauteurs. Mon seul regret, c'est qu'il ne m'avait pas donné le nom du collège privé pour que j'aille porter l'argent à son fils, prétextant qu'il voulait être avec, etc. De la bullshit qu'il avait toujours à dire... Ça semblait assez évident qu'il ne viendrait pas et que je ne le verrai pas du tout.
Bref, on s'en foutait, je partais pour Cape Town voir les pingouins et ce magnifique coin de pays. Cette ville extraordinaire, je déménagerais là demain matin. Un beau pays et très sécuritaire quand on sort de Johannesburg. Quoique, si vous vous trouvez comme je l'ai fait sous les recommandations du manager de mon hôtel boutique, vous risquez de vous retrouver dans un quartier de Cape Town assez douteux, voir même inrecommandable pour les blanches, les femmes qui ne sont pas droguées ou qui ne portent pas de rasta sur la tête. C'était le quartier de la drogue, je n'ai pas compris pourquoi on m'envoyait ici. Heureusement que j'en avais vu d'autres, à chaque lampadaire se tenait un maigrichon policier pour faire respecter la loi. J'ai eu tellement la frousse que je me suis précipitée dans une boutique et là la femme m'a tout expliqué. Je devais faire encore 4 coins de rue avant de pouvoir prendre l'autobus à deux étages pour mon tour guidé de Cape Town mais...
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