Chapitre 11
Je me souviens encore de mon arrivée à l'aéroport, figée, sans mots, devant un guichet automatique de cryptomonnaie. Ce soir-là, j'ai envoyé une photo de mon repas à Andy ; c'était le signal que les choses devenaient sérieuses. Le confort de Johannesburg s'effaçait pour laisser place à l'inconnu.
Jusqu'à la dernière minute, Andy a continué de me réclamer de l'argent via crypto. Je lui ai dit que j'avais de l'argent comptant et que « la petite » aurait du cash, point final. J'ai fini par lui dire que je ne savais pas comment utiliser le guichet et qu'il allait devoir attendre. J'allais profiter de mon safari, déniché à un prix d'aubaine. Je n'ai rien dit à ma famille pour ne pas qu'ils « perdent les pédales ». Personne n'allait gâcher mon voyage. Pas même Andy.
Après 8 heures de route à ramasser tout le monde, je me suis retrouvée devant une vieille tente et des murs qui semblaient vraiment amochés. On était loin du « glamping » ici. J'étais découragée. Heureusement, une autre fille et moi avons mis de la pression pour être relocalisées après le safari.
Avant de partir, nous avons fait un safari de nuit de 4 heures dans un froid glacial. Nous avons vu un troisième rhino blanc gratter le sol, prêt à se battre pour une femelle ! C'était intense. Dans l'obscurité, les zèbres ressemblaient à des anges et les girafes étaient magnifiques. De retour au camp, nous avons mangé un repas pathétique pendant que les hyènes rôdaient. L'une d'elles a volé un morceau de viande ; vaut mieux ça qu'un morceau de ma jambe !
Après avoir déposé le groupe, nous avons pris nos bagages. Le chauffeur roulait à 100 km/h à travers la brousse, hors des sentiers battus. C'était terrifiant. Je me sentais si seule dans le noir, à me demander ce qui arriverait si nous frappions un éléphant ou un rhinocéros?
No comments:
Post a Comment