Saturday, May 16, 2026


Le voyage débute... Vite, je pars ! Si vous voulez aller en Afrique de l'Ouest, accrochez-vous : c'est comme aller sur la Lune. Il n'y a aucun vol direct sans tracas. Bref, entre Air France de Paris-Charles de Gaulle à Cotonou, ou Bruxelles à Cotonou, tous les vols au départ de YUL sont complets. Cela devient très compliqué à gérer. Il y a également ce vol d'Air France qui passe par Londres, ou encore les options avec Addis-Abeba. Le problème, c'est que cette compagnie aérienne monopolise les trajets et fait remonter tous les vols à sa base à Addis-Abeba, ce qui devient pénible.

​Et si vous voulez voyager le long de la côte — du Sénégal à la Côte d'Ivoire, en passant par le Ghana, le Bénin, le Togo et le Nigeria —, n'y pensez même pas. Pour un court vol, on vous demande plus de 1 000 $. C'est ridicule, non ? Surtout quand le vol le plus cher entre Johannesbourg et Le Cap coûte 200 $. C'est à devenir folle.

​Bref, j'ai opté pour le trajet YUL-Bruxelles-Cotonou. Par la suite, pour l'histoire des visas électroniques, cela prend toute la semaine. Au consulat du Bénin à Montréal, l'agent semblait vouloir me faire subir le même châtiment qu'il a subi et me faire attendre deux ans pour obtenir mon visa. Je suis donc passée par HQ e-Visa. C'est une vraie catastrophe. Il y a plein de sites de visas électroniques, mais rien n'est officiel, aucun ne porte de signe authentique. Allez savoir ! On appelle et on entend à peine les gens parler ; on envoie des courriels et ils ne répondent pas, ou alors ils écrivent à de vieilles adresses. Ce site émet des visas pour le Bénin et le Togo : 167 $ pour un visa, 274 $ pour un autre. Il faut envoyer des photos de passeport, une copie du passeport et une copie du billet.

​Comme je voyage avec des passes, je suis en "Stand-By". Finalement, ce n'est qu'à midi que je reçois la confirmation que je pars le soir même à 18 h pour Bruxelles. Ma sœur n'était pas très heureuse de devoir me reconduire à la dernière minute, car c'est le grand week-end de mai. Pour rentrer à la maison, elle a dû affronter le trafic pendant que moi, je m'attaquais à l'aéroport.

​L'enregistrement se fait désormais à une borne électronique, il n'y a plus d'agent au comptoir. Il y en a seulement un pour les bagages. Il n'y avait pas d'étiquette pour écrire mon nom, j'ai donc dû courir au magasin de bagages (4,00 $). Je reviens ensuite dans cet aéroport encore et toujours en construction. Il y avait des lignes et des lignes de passagers, je me croyais déjà en Afrique ! On doit envoyer soi-même sa valise en soute en la taguant. Attention, si elle est mal étiquetée, elle ne passe pas sur le carrousel et est dirigée vers les bagages hors normes. Pourquoi ? Mon bagage pesait pourtant 19 kilos.

​Pendant l'attente en ligne, j'ai vu des gens se faire éventrer leur bagage plastifié à coups de canif. Un vrai travail de chef de la GRC ici ! Bon, je retourne lancer mon bagage en soute, même si je suis en Stand-By, et j'attends en ligne. On fait le tour du bloc de l'aéroport en zigzaguant sur des milles et des milles. La sécurité a été assez rapide : on s'habille, on se déshabille. Ensuite, on marche jusqu'au bureau de change : 400,00 $ US valent 600,00 $ CAD, ça fait mal. Si ma carte MasterCard ne fonctionne pas, j'aurai au moins un plan B.

​J'ai regardé pour des assurances voyage supplémentaires. Laissez tomber : 553,00 $ avec la Croix Bleue, soit la moitié du prix d'un billet d'avion ! J'ai déjà des assurances avec ma carte de crédit et des assurances personnelles, on verra bien. À l'aéroport de Bruxelles, je trouverai peut-être mieux.

​Il était 17 h 40 quand on m'a annoncé que j'embarquais. C'est cruel de voyager en Stand-By, surtout de nos jours où tout est survendu. On travaille toute sa vie pour avoir des passes de voyage, et on se retrouve à vivre un stress horrible avant de partir.

​J'ai atterri à 6 h 10 (heure locale, après un départ à 1 h 10). Mon prochain vol part à 11 h 25. Je dois récupérer ma grosse valise Samsonite et l'enregistrer de nouveau. C'est une erreur de ma part, mais je suis tannée de voyager avec ma valise d'agent de bord où on ne peut rien mettre. Pour aller en Afrique, il faut des médicaments, de la crème solaire, de bonnes chaussures de rechange, la tablette, la caméra... ça ne finit plus ! Et ici, on s'habille aussi pour sortir souper.

​Souhaitez-moi bonne chance pour que les numéros de visas qu'on m'a donnés fonctionnent. Sinon, je devrai changer de destination de voyage. Quel grand soulagement ce sera pour mon ami que je vais rencontrer pour aller en vacances au bord de la mer !

​Bon, Bruxelles-Cotonou, à suivre...

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