Le voyage débute... Vite, je pars ! Si vous voulez aller en Afrique de l'Ouest, accrochez-vous : c'est comme aller sur la Lune. Il n'y a aucun vol direct sans tracas. Bref, entre Air France de Paris-Charles de Gaulle à Cotonou, ou Bruxelles à Cotonou, tous les vols au départ de YUL sont complets. Cela devient très compliqué à gérer. Il y a également ce vol d'Air France qui passe par Londres, ou encore les options avec Addis-Abeba. Le problème, c'est que cette compagnie aérienne monopolise les trajets et fait remonter tous les vols à sa base à Addis-Abeba, ce qui devient pénible.Et si vous voulez voyager le long de la côte — du Sénégal à la Côte d'Ivoire, en passant par le Ghana, le Bénin, le Togo et le Nigeria —, n'y pensez même pas. Pour un court vol, on vous demande plus de 1 000 $. C'est ridicule, non ? Surtout quand le vol le plus cher entre Johannesbourg et Le Cap coûte 200 $. C'est à devenir folle.
Bref, j'ai opté pour le trajet YUL-Bruxelles-Cotonou. Par la suite, pour l'histoire des visas électroniques, cela prend toute la semaine. Au consulat du Bénin à Montréal, l'agent semblait vouloir me faire subir le même châtiment qu'il a subi et me faire attendre deux ans pour obtenir mon visa. Je suis donc passée par HQ e-Visa. C'est une vraie catastrophe. Il y a plein de sites de visas électroniques, mais rien n'est officiel, aucun ne porte de signe authentique. Allez savoir ! On appelle et on entend à peine les gens parler ; on envoie des courriels et ils ne répondent pas, ou alors ils écrivent à de vieilles adresses. Ce site émet des visas pour le Bénin et le Togo : 167 $ pour un visa, 274 $ pour un autre. Il faut envoyer des photos de passeport, une copie du passeport et une copie du billet.
Comme je voyage avec des passes, je suis en "Stand-By". Finalement, ce n'est qu'à midi que je reçois la confirmation que je pars le soir même à 18 h pour Bruxelles. Ma sœur n'était pas très heureuse de devoir me reconduire à la dernière minute, car c'est le grand week-end de mai. Pour rentrer à la maison, elle a dû affronter le trafic pendant que moi, je m'attaquais à l'aéroport.
L'enregistrement se fait désormais à une borne électronique, il n'y a plus d'agent au comptoir. Il y en a seulement un pour les bagages. Il n'y avait pas d'étiquette pour écrire mon nom, j'ai donc dû courir au magasin de bagages (4,00 $). Je reviens ensuite dans cet aéroport encore et toujours en construction. Il y avait des lignes et des lignes de passagers, je me croyais déjà en Afrique ! On doit envoyer soi-même sa valise en soute en la taguant. Attention, si elle est mal étiquetée, elle ne passe pas sur le carrousel et est dirigée vers les bagages hors normes. Pourquoi ? Mon bagage pesait pourtant 19 kilos.
Pendant l'attente en ligne, j'ai vu des gens se faire éventrer leur bagage plastifié à coups de canif. Un vrai travail de chef de la GRC ici ! Bon, je retourne lancer mon bagage en soute, même si je suis en Stand-By, et j'attends en ligne. On fait le tour du bloc de l'aéroport en zigzaguant sur des milles et des milles. La sécurité a été assez rapide : on s'habille, on se déshabille. Ensuite, on marche jusqu'au bureau de change : 400,00 $ US valent 600,00 $ CAD, ça fait mal. Si ma carte MasterCard ne fonctionne pas, j'aurai au moins un plan B.
J'ai regardé pour des assurances voyage supplémentaires. Laissez tomber : 553,00 $ avec la Croix Bleue, soit la moitié du prix d'un billet d'avion ! J'ai déjà des assurances avec ma carte de crédit et des assurances personnelles, on verra bien. À l'aéroport de Bruxelles, je trouverai peut-être mieux.
Il était 17 h 40 quand on m'a annoncé que j'embarquais. C'est cruel de voyager en Stand-By, surtout de nos jours où tout est survendu. On travaille toute sa vie pour avoir des passes de voyage, et on se retrouve à vivre un stress horrible avant de partir.
J'ai atterri à 6 h 10 (heure locale, après un départ à 1 h 10). Mon prochain vol part à 11 h 25. Je dois récupérer ma grosse valise Samsonite et l'enregistrer de nouveau. C'est une erreur de ma part, mais je suis tannée de voyager avec ma valise d'agent de bord où on ne peut rien mettre. Pour aller en Afrique, il faut des médicaments, de la crème solaire, de bonnes chaussures de rechange, la tablette, la caméra... ça ne finit plus ! Et ici, on s'habille aussi pour sortir souper.
Souhaitez-moi bonne chance pour que les numéros de visas qu'on m'a donnés fonctionnent. Sinon, je devrai changer de destination de voyage. Quel grand soulagement ce sera pour mon ami que je vais rencontrer pour aller en vacances au bord de la mer !
Bon, Bruxelles-Cotonou, à suivre...
Voici votre texte de voyage complet et mis au propre, suivi de votre glossaire et de la conversion du dollar en lires turques, le tout en format texte simple et facile à copier-coller :
Récit de voyage : Istanbul, Jour 1
La journée a été particulièrement intense. Tout a commencé par une nuit bruyante et insupportable à l'hôtel, et il faisait vraiment « frett » dehors. Je me suis levée très tôt pour essayer d'arriver à la Mosquée Bleue le plus tôt possible. J'ai pris un premier taxi pour 50,00 $ US. Arrivée là-bas, il a fallu faire la file et attendre. J'ai pris un foulard, et l'entrée était gratuite. Cependant, le résultat a été décevant : c’est très sombre à l’intérieur.
Juste après, je suis allée voir l'église (Sainte-Sophie). J'ai payé pour l'église et le musée. Pour me réchauffer et goûter aux spécialités, j'ai mangé un sandwich au bœuf avec un café, et j'ai acheté un petit bagel sec (simit). J'ai aussi pris un moment pour changer mon argent américain en livres turques. Les gens ici sont vraiment sympathiques, pas agressants et très polis. Ils ne parlent que le turc, à peine l'anglais et quelques mots de français. C'est un pays plus musulman, donc il y a un écart culturel, mais ils sont très accueillants et la ville est très propre.
Ensuite, je suis allée au musée du Diaporama (Panorama 1453). C'était super intéressant avec la musique à 360 degrés, mais mes jambes étaient lourdes et mon mal de dos souffrant. En plus, on ne peut pas visiter à sa guise, on nous garde en groupe. En sortant, la douleur était telle que j'ai acheté une bouteille d'eau fraîche juste pour me la coller dans le dos. À chaque pas, je souffrais. Je savais que de passer l'hiver tranquille dans ma cabane me tuerait, et pourtant je fais mes exercices tous les jours ! Je pense que j'ai dû me coincer quelque chose pendant le vol d'aller.
Après le musée, j'ai pris un taxi pour aller visiter le Palais de Topkapi. Mais le chauffeur m'a laissée complètement derrière le palais ! Résultat : j'ai dû me taper toute la forêt du sultan à pied, au grand complet, avec la douleur qui cognait. Heureusement, la visite du Harem était fascinante, avec une histoire assez frappante. En tant que photographe, j'ai adoré l'ingéniosité des cheminées cachées dans les murs et la grande propreté des lieux.
Quand j'ai voulu repartir, c'était la folie dehors. Sur le Bosphore, il y avait des bateaux géants, du jamais vu, avec plus de 10 000 personnes qui débarquaient en même temps ! Le chauffeur de taxi que j'ai pris pour revenir (qui m'a coûté 40,00 $ US) voulait absolument m'emmener visiter ceci et cela, mais j'étais tellement épuisée que j'ai refusé : je voulais juste reposer mon dos. C'est dur à admettre de finir comme ça, pour moi qui ai marché dans presque toutes les rues du monde.
De retour à l'hôtel, l'enfer : j'ai essayé de régler le problème de ma carte de crédit bloquée pour acheter mon billet de retour. Une vraie déception.
En soirée, la pluie s'est mise à tomber. J'ai dû me contenter de manger très proche pour le souper. Ça a coûté cher (50,00 $ canadiens / 1 498 lires turques) pour un kebab mix et un thé turc. En revenant à l'hôtel, j'ai pris un thé et un baklava, mais il était tout sec, sans miel, une vraie plaie ! Comme le Grand Bazar était fermé aujourd'hui, j'ai dû payer l'hôtel pour une autre journée (57 euros).
Mais il y a de l'espoir : j'ai repéré le tramway tout près ! Demain, j'irai au Grand Bazar, au palais au bord du Bosphore et je terminerai par le marché des épices. Mais avant tout, je dois régler ce satané problème de carte.
Glossaire de voyage
Bonjour
- En anglais : Hello / Good morning
- En turc : Merhaba (Prononciation : Mêr-ha-ba)
Merci
- En anglais : Thank you
- En turc : Teşekkür ederim (Prononciation : Té-ché-kur é-dé-rim)
Je voudrais un thé
- En anglais : I would like a tea
- En turc : Bir çay istiyorum (Prononciation : Bir tchaï iss-ti-yo-rum)
Combien ça coûte ?
- En anglais : How much is it?
- En turc : Ne kadar? (Prononciation : Né ka-dar?)
Je veux aller à...
- En anglais : I want to go to...
- En turc : ...'a gitmek istiyorum (Prononciation : ...-a guit-mek iss-ti-yo-rum)
Je viens du Canada
- En anglais : I am from Canada
- En turc : Kanada'dan geliyorum (Prononciation : Ka-na-da-dan gué-li-yo-rum)
Guide de conversion : Dollar Canadien (CAD) en Lire Turque (TRY)
(Calculé sur la base de votre souper où 50,00 $ CAD valaient environ 1 500 lires, soit environ 30 lires pour 1 dollar)
- 1 dollar CAD = 30 lires turques
- 2 dollars CAD = 60 lires turques
- 3 dollars CAD = 90 lires turques
- 4 dollars CAD = 120 lires turques
- 5 dollars CAD = 150 lires turques
- 6 dollars CAD = 180 lires turques
- 7 dollars CAD = 210 lires turques
- 8 dollars CAD = 240 lires turques
- 9 dollars CAD = 270 lires turques
- 10 dollars CAD = 300 lires turques
Tout est là, Louise. Vos batteries devraient être prêtes, votre texte est bouclé, et votre lexique est en poche pour demain.


















































































































































