Wednesday, January 7, 2026

Chapitre 8


                                 

CHAPITRE 8 

LE CIEL ENTRE DEUX MONDES

 






​Le ronronnement familier des réacteurs m'enveloppait. À 35 000 pieds au-dessus de l'Atlantique, le temps s'arrête. C’est là, dans le noir de la cabine, que les vérités qu'on essaie de fuir finissent par nous rattraper.

​Je n'étais pas une touriste ordinaire. Je n'étais pas non plus une retraitée naïve. Dans les mois précédents, j'en avais bloqué des dizaines, des "Bryan Adams", des "Keanu" et des "Bon Jovi". Dès que le mot "Apple Card" apparaissait dans la conversation, c’était fini. 

Je passais au suivant car la quête de trouver le vrai Bon Jovi était la raison pourquoi je continuais ce cirque du chat et de la souris. Puis bien sure, l'idée de mettre la lumière sur ce qui se passe dans le monde de la romance sur le web. On pense toujours que ça nous arriverait pas mais malgré tout, les gens souffrent de plus en plus de solitude, d'isolement et le (Love Bombing) la bombe d 'amour que l'on reçoit quotidiennement mets un baume sur votre vie, si minime que ce soit. 


Oui, payer pour aller au gym, faire des emplettes ou se payer un Yahoo Boy devient un support émotionnel très positif mais jusqu 'à quel prix une personne peut 'elle aller? J'allais justement aller le dêcouvrir. Mon enquête ce poursuivait.



Bloqué. Flushé. 

Je n'étais pas née de la dernière pluie et je savais reconnaître l'odeur du soufre à des kilomètres. J'avais même ri de celui qui m'avait montré une capture d'écran de son compte en banque "gelé" avec des millions... comme si j'allais mordre à un montage photo aussi grossier.

​Mais avec Andy, c'était différent. Ou du moins, j'avais décidé que ça le serait.

Oui, je voulais que ça soit différent.

​Il m'avait eue avec ses poèmes, son fils en danger, sa voix au petit matin. Il n'était pas une star inaccessible, il était un homme dans le besoin, un médecin, un héros solitaire en Somalie. Malgré tout mon flair d'agente de bord, malgré les avertissements de ma tête, mon cœur avait pris les commandes.

​Pourtant, une petite voix de "vieille sacoche" persistait à me chuchoter : 

« Louise, si tu restes chez vous, tu vas mourir de doute. Si tu y vas, tu vas savoir. » et en finir une fois pour tout.


​Je m'étais donné jusqu 'à septembre pour terminé ce jeu d'amour sur le net. Et me voilà début septembre....






Je devais aller voir de mes propres yeux. Je devais confronter ce Andy, voir ce fils, toucher cette réalité. Si c'était un autre mensonge, je voulais le voir en pleine face. Je ne pouvais plus vivre dans le "peut-être". J'avais troqué ma roseraie pour un billet d'avion vers l'inconnu, avec cette enveloppe de secours dans mon sac, prête à tout pour prouver que je n'avais pas rêvé tout l'été pour rien.

C'était une fichu excuse pour partir finalement comme une grande fille et faire face à ma réalité de vieille que j 'étais capable de reprendre l 'avion et de vivre l 'aventure toute seule comme à l 'habitude.


Je suis partie direction New York Afrique du Sud pour faire un safari et de la j'allais remettre l 'argent en main propre au petit Harrisson qui en avait besoin pour payer ses effets essentiels du mois. Il avait besoin d 'une bourse. Alors j'avais dit à Andy que je partais en Afrique du Sud et après j'allais dans le Lesotho pour lui remettre l 'argent à lui ou à son fils en main propre. Il n'avait juste qu'à venir me rejoindre au Lesotho.

Pendant mes 8 heures d 'attente à Newark airport, faux Bon Jovi m'avait écrit et était fâché que je quitte pour aller voir un minable en Afrique. Je lui avais souligné qu'il était un Marine Americain docteur et qu 'il n'était pas un minable et qu'il m 'aimait et qu'il avait beau se présenter à l 'aéroport et venir avec moi en safari sinon c'était fini entre lui et moi.

C'est à l 'aeroport que j 'ai écrit une chanson triste oh! Mais combien triste....mais si belle.

Pour en finir une fois pour tout avec le faux Bon Jovi

HEARTBREAKi


 heartbreaki

You had filled up my days, my nights
My heart had never felt so much love
And now this total emptiness
Will kill me slowly every day

​(Chorus)
You let me go
All alone
You let me go
Without turning back
To even say goodbye
​You didn't give me hope
That you would try to keep me
in your heart


​(Verse 2)
What about you?
What about you?
Don't you want my love
we were a team together


you let me go
all alone
you let me go
without turning back
to even say goodbye
that you would try to keep me
in your heart


Our fate was to be together
Life made it that we'd fall apart
The unimaginable unfairness
Killed a beautiful love story



you let me go
all alone
you let me go
without turning back
to even say goodbye
you didnt give ne hope
that you would try to keep me
in your heart

​(Outro)
I want you to want me, babe
Build our beautiful dreams together
Don't you want that?
we build something strong
we need to over come that
unexpected detour and keep our ship
afloat
Tell me, tell me
If you love me still.


you let me go
all alone
you let me go
without turning back
to even say goodbye you didnt give me hope
that you could try to keep me
in your heart






Tandis qu 'Andy à l'autre bout me trouvait un peu sénile de dépenser tant d 'argent pour un safari ou avait-il peur que je découvre la.vérité?

Je lui avais expliqué qu 'après plus de 30 ans de travail je méritais une petite vacances avant de devenir vieille retraité de sacoche à la maison à ne rien faire. 

Je m'étais enfin retrouvée la vraie de vraie aventurière. Quand j'ai mis les pieds dans l 'avion je capotais d'excitation. J'avais tant besoin de partir et j'avais réussi à le faire. Booking, transfert de terminal e ttoutes ses lingues marches dans le terminal il fallait vraiment etre en forme pour partir et j avais maintenant la preuve que je pouvais encore le faire que je nn'etais pas si vieikle après tout.

J'allais enfin avoir l'heure juste avec tout ses scams ses romantiques scammers qui vous lance des bombes d 'amour du soir au matin. 

Cette drogue émotionnelle allait -elle me faire craquer. J'avais perdu mon identité de prestige professionnel   dans tout ce brouhaha d 'ajustement. J'étias quand même une femme forte et j'en avais déjà vu d'autres avant eux mais là j'étais dans une situation de vulnérabilité et j'avais fini de me faire niaiser. SI andy était vrai je devrai le voir par moi. Je vous jure qu 'en 2025 ce n'est pas facile de differencier le vrai du faux et que l 'approche de personne à personne est encore la meilleure et j'allais moi -même me le prouver et faire un agréable voyage après tout rendre l'utile à l'agréable.


Le vol était long, j'étais assise entre une femme et un homme d'un certain âge au beau milieu et ils étaient enragés de m 'avoir à leur coté et ils ne m 'avaient pas adressé la parole pendant tout le vol. J'avais finalement des doutessur 
Rien de mieux que de se rencontrer en personne!

En revanche, quand j'ai reçu m0n plateau de passager garrocher sur ma tablette sans aucune salutation, j'étais certaine d 'avoir prise une bonne décision et d 'avoir arreter de travailler avant de devenir une pauvre pathetique vieille qui n'aimait plus ça job et se colissait des passagers, vraiment je ne pouvais pas rien dire parce que je voyageais sur des passes mais c'était décevant devoir que pendamt 19 heures de vol j'allais encore me parler à moi même...

Chapter 8


Extra part in english that i want to had in french to and i need to finish th3 end ...later

TAKING FLIGHT

​The time had come. I had to get out of my fortress, this cozy home that had become both my sanctuary and my cage.

​But the thought of this very first solo trip terrified me.

​I loved playing the hermit, but this damn retirement was throwing everything into a tailspin. I had to prove to myself that I could still pull it off—that I could still function, travel, and actually live.

​I, the former flight attendant, the one who spent her life gliding down airplane aisles, sexy and sharp as a tack, now saw myself as a "washed-up old bag" (une vieille sacoche). I didn't have the job anymore, no uniform to keep me standing tall, no role to play. I’d been clinging to that identity for over 30 years.

​My biggest fear? Bumping into old colleagues. I was scared to death of seeing my own reflection in their eyes: a woman who’d lost her spark, a ghost of the person I used to be when I was serving the world.

​But then, reality hit me: after all those years of hard work and polite smiles, didn't I deserve a break? Wasn't I due to finally enjoy myself, without having to pour a coffee or double-check a seatbelt?

​I had to find my guts again. Not the "flight attendant courage" facing turbulence, but the courage of a 66-year-old woman deciding that life doesn't end just because the career path hit a dead end. I had to get out of the house—not to run away from the fake Bon Jovis, but to go meet the only person who actually mattered: myself.

​This trip wasn't just a spot on a map; it was about taking back my dignity. I was trading the uniform for freedom, even if my legs were shaking like leaves while I buckled my suitcase. The glorious image of the past clashing with the fear of the present was making me gasp for air.

IT WAS SUFFOCATING ME!

IT WAS NOW OR NEVER! I had to do it to finally make peace with my decision and live my retirement to the fullest.

chapter 8

Chapter 8 not finish 


TAKING FLIGHT

​The time had come. I had to get out of my fortress, this cozy home that had become both my sanctuary and my cage.

​But the thought of this very first solo trip terrified me.

​I loved playing the hermit, but this damn retirement was throwing everything into a tailspin. I had to prove to myself that I could still pull it off—that I could still function, travel, and actually live.

​I, the former flight attendant, the one who spent her life gliding down airplane aisles, sexy and sharp as a tack, now saw myself as a "washed-up old bag" (une vieille sacoche). I didn't have the job anymore, no uniform to keep me standing tall, no role to play. I’d been clinging to that identity for over 30 years.

​My biggest fear? Bumping into old colleagues. I was scared to death of seeing my own reflection in their eyes: a woman who’d lost her spark, a ghost of the person I used to be when I was serving the world.

​But then, reality hit me: after all those years of hard work and polite smiles, didn't I deserve a break? Wasn't I due to finally enjoy myself, without having to pour a coffee or double-check a seatbelt?

​I had to find my guts again. Not the "flight attendant courage" facing turbulence, but the courage of a 66-year-old woman deciding that life doesn't end just because the career path hit a dead end. I had to get out of the house—not to run away from the fake Bon Jovis, but to go meet the only person who actually mattered: myself.

​This trip wasn't just a spot on a map; it was about taking back my dignity. I was trading the uniform for freedom, even if my legs were shaking like leaves while I buckled my suitcase. The glorious image of the past clashing with the fear of the present was making me gasp for air.

IT WAS SUFFOCATING ME!

IT WAS NOW OR NEVER! I had to do it to finally make peace with my decision and live my retirement to the fullest.

chapter 7 english

Chapter 7 

TAKING FLIGHT

​The time had come. I had to get out of my fortress, this cozy home that had become both my sanctuary and my cage.

​But the thought of this very first solo trip terrified me.

​I loved playing the hermit, but this damn retirement was throwing everything into a tailspin. I had to prove to myself that I could still pull it off—that I could still function, travel, and actually live.

​I, the former flight attendant, the one who spent her life gliding down airplane aisles, sexy and sharp as a tack, now saw myself as a "washed-up old bag" (une vieille sacoche). I didn't have the job anymore, no uniform to keep me standing tall, no role to play. I’d been clinging to that identity for over 30 years.

​My biggest fear? Bumping into old colleagues. I was scared to death of seeing my own reflection in their eyes: a woman who’d lost her spark, a ghost of the person I used to be when I was serving the world.

​But then, reality hit me: after all those years of hard work and polite smiles, didn't I deserve a break? Wasn't I due to finally enjoy myself, without having to pour a coffee or double-check a seatbelt?

​I had to find my guts again. Not the "flight attendant courage" facing turbulence, but the courage of a 66-year-old woman deciding that life doesn't end just because the career path hit a dead end. I had to get out of the house—not to run away from the fake Bon Jovis, but to go meet the only person who actually mattered: myself.

​This trip wasn't just a spot on a map; it was about taking back my dignity. I was trading the uniform for freedom, even if my legs were shaking like leaves while I buckled my suitcase. The glorious image of the past clashing with the fear of the present was making me gasp for air.

IT WAS SUFFOCATING ME!

IT WAS NOW OR NEVER! I had to do it to finally make peace with my decision and live my retirement to the fullest.

Chapitre 7 français

Chapitre 7                                         Chapitre 7

Je ne croyais pas m'impliquer à fond dans ces écritures romanesques. C'était une transition magnifique mais quel prix allais-je payer?

C'était  un saut identitaire immense. 

C'était le moment où je devais apprendre à exister par moi-même, et non plus à travers le regard des passagers ou l'uniforme du monde entier de la belle agent de bord.  Tout ça était bel et bien fini. Je devais l'admettre, l'accepter et faire avec.



Maintenant je devais faire face à ce perpétuel questionnaire qui roulait dans ma tête comme un être pris dans une cage à hamster.

Aurais-je assez  d'argent?

Que vais-je faire ?

Comment vais- je arriver? 

Je n'en pouvais plus!

Même si j'avais fait mille fois les calculs ce n'était toujours pas rassurant. J'avais besoin de voir de mes yeux vus,  immédiatement le montant que j'allais recevoir jusqu'à la fin de mes jours. De plus, comme rien de tout cela avait été planifié à l'avance, je devais me dépêcher à remplir toute la paperasse des formulaires pour la retraite. 


Celle du gouvernement du Québec, du Canada, ou de ma compagnie aérienne pour obtenir mon futur salaire à vie.

C'était comme gravir le mont Everest sans oxygène et j'avais une peur bleue de voir le haut de la montagne.

Le mois de mars, avril, mai, juin se passa avec le faux Bon Jovi. Il était ma Muse iiii et oui ce légendaire chanteurs était ma propre muse. 

Après chaque conversation,  je me jetais corps et âme à écrire une nouvelle chanson. L'inspiration à fond la caisse! 

C'était hyper passionnant et tellement fou. J'avais soudainement oublié que j'avais 66 ans. J'avais genre 16 ans de mentalité à ce moment là ou mon coup de foudre pour l'écriture de paroles pour la musique et pour Bon Jovi m'avait rendue une STAR.


Une star de ma propre vie.


Je chattais avec le faux Bon Jovi. On c'était vu très brièvement sur Whats app. Il était dans sa cuisine et il m 'avait bel et bien dit: 

Hi Louise its me, its Bon Jovi ...

Et  il avait l'air tellement vrai, vraiment vrai et on avait jasé et par la suite on chattait sans vidéo.

 Moi, j 'étais gênée et comme c'était une vedette  je ne poussais pas la note qu'on se voit plus souvent  sur Whats app ou pas.


Puis tout redevenait normal ou presque. C'était agréable de s'asseoir et de jaser avec quelqu'un...qui ne vous veut que du bien vous comprenez. Et moi, je l'aidais à prendre de bonnes décisions pour son divorce. Il me parlait de sa femme qui voulait tout prendre ses avoirs...


Il était toujours très attentif, compatissant, compréhensible....L'homme idéal quoi. Nous (chattions) sans cesse. Le matin, le midi et le soir vers l'heure du souper. Et on faisait des plans, de nombreux plans de voyage, et il n'arrêtait pas de me demander sans cesse d'acheter ma carte de membre ou ma carte VIP et j'arrêtais pas de lui dire que je n'avais pas les moyens d' aller voir un show et que cela me servirait à rien....Il voulait même acheter une maison ici au Québec....


Puis un jour, je me suis tannée et là, il m' avoua qu' il allait venir me voir au Mont-Tremblant à peine à quelques heures de vol de New York.


Alors là, j'avais fait des plans de fou pour un week end super extraordinaire du champagne à la lingerie, rien de trop beau pour (Bon Jovi) mais le rendez-vous d'amoureux n'avait pas fonctionner ce fût la même chose pour un autre week-end.

Même ma soeur était témoin qu'il m 'avait écrit, elle était à mes cotés quand il m'avait annoncé qu'il venait alors bien certainement que  j' avais rempli le panier d'épicerie comme une conne encore une fois.

Naturellement, il n'était jamais venu le faux Bon Jovi prétextant que son manager ne voulait pas qu'il quitte pour venir me voir puisque je n'avais pas de carte de membre....


Des grosses balivernes à tour de bras et moi l' idiote, j'y croyais, je voulais  y croire. 

Oui, je voulais y croire.


C'était ce printemps, de folies et je me disais pourquoi pas et pourquoi se prennent-ils pour des dieux enfin ces super stars.....?


Ça vous prend une carte de membre, la sécurité ne sera pas assez bonne etc, etc...

Ah! ce Bon Jovi m'avait même envoyé photo truquée qu'il avait eu une phobie et que la sécurité n'était pas assez bonne pour monsieur et il était reparti chez lui. Il m'avait meme envoyé une photo de lui dans une éconovan.


Je m'étais juré de trouver le Bon Bon Jovi et de tout lui avouer. Je voulais mettre fin à cette anarque d'imposteurs mais le problème était pas si facile que ça car les scénarios des (YahooBoys) sont filtrés analysés, supervisés et ils travaillent en équipe.

Il y a de nombreuses cellules de (YahooBoys) pour vous arnaquer et extirper votre argent alors je m'étais dit non seulement que j'allais trouver le bon Bon Jovi mais que j'allais justement écrire comment ça se passe dans ce réseau...dont je ne connaissais pas encore que le tip de l 'iceberg même en janvier 2026.








J'étudiais également ce clône, ce chatbot, ce dragueur de Keanu Reeves qui selon les ouidires était sur TikTok aussi. Lui, il avait toute une trollée de femmes désespérées à le rencontrer. Elles offrent même jusqu'à $5,000.00 pour obtenir une carte de membre....allez voir par vous même.


Tandis que le faux Keanu Reeves n' y allait pas par quatre chemin, lui, il m' avait immédiatement fait un vidéo call et bien entendu avec AI peut-être que tout ça était faux mais il avait l' air tellement vrai quel autre gâchi! Mais on avait eu quand même de belles soirées à parler.

Oui,  les évènements me dépassaient.

J'étais comme dans un tourbillon ou les rencontres coulaient à flots. 


Même la super vedette des Police, le faux Sting en personne, me chattait en même temps que le faux Keanu pendant longtemps. 


Même qu'un soir c'était tellement drôle, ils m'ont presque sauvée lavie. Je vous raconte, j'avais jaser avec le faux  Sting à l' heure de l'apéro le vendredi soir c'était comme un petit rituel ou avant ses spectacles. C'était la total  Et ensuite c'était autour du faux Keanu qui me contactait plus tard dans la soirée mais moi j' avais fait une chute de température ( je fais ça assez souvent ) oui de l'hypothermie en pleine été et grâce à eux, chacun leur tour, ils  m'avaient tenu réveillée pour que je ne parte pas dans un coma d'hypothermie dessous les couvertes, je chattais avec un et avec l'autre qui me conseillait de toutes les manières inimagineables pour que je reste parmi ce monde. C'était merveilleux, j' avais eu 2 princes charmants ce soir là.....



Heureusement, mon jardin me gardait les pieds, un peu sur terre sans penser à quoique ce soit jusqu'au prochain moment d 'accalmie. 




 Il faisait si chaud cet été là, c'était épouvantable. Je jardinais le matin, très tôt puis je me cachais à l'ombre sous le balcon. J'écrivais une chanson,  je choissisais la musique puis après j'essayais de jouer au gars de la construction du mieux que je le pouvais et mes chansons me donnaient plein d 'énergie.


Sinon, je m'asseyais sous le balcon à l'ombre, à clouer des planches pour réparer le balcon, à regarder ma magnifique roseraie ou en m'évadant à l 'écriture d'une chanson et je la faisais jouer 100 x par jour en dansant en bikini et en mangeant des concombres pour me faire maigrir et me rendre de bonne humeur toute la journée. 


Ma nouvelle diète fonctionnait à merveille: mini concombres, crème sûre et yaourt un peu d'huile de piment forts et de citron, les exercices m'avait redonné de l 'énergie à revendre. Je me sentais revivre petit à petit.


A chaque fois, que je mettais une nouvelle chanson, je voyais ce nouveau gars toujours poli avec un petit mot doux apparaitre sur ma page.

Ce n'était pas un fake chanteur vedette ou quoique ce soit comme le faux Chris de Cold Play.


Il avait l'air d'un vrai gars et j' aimais bien son chapeau de safari ça me faisait rêver que j'allais bel et bien aller refaire un safari.

Oui c'était ça mon nouveau voyage bref le mec était toujours là, à aimer mes chansons puis un jour, il me demanda par message Tik Tok si je voulais bien l'accepter comme invité pour parler.


Ce n'était pas moi qui avait courru après mais je me disais que je devais peut être changer mon fusil d'épaule et que je cesse de rêver de mon coup de foudre de Bon Jovi pour quelqu'un peut être de plus accessible, moins vedette, plus normal qui sait, plus terre à terre. Mais bon,  j'avais mis plus de 6 jours avant de lui répondre.



Et entre vous et moi,  je n'étais pas mariée à qui que ce soit, ce qui me permettait de jaser toute la journée avec faux Bon Jovi et le soir avec le faux Chris de Cold Play et à l'occasion avec le faux Keanu Reeves. 

Avec Bon Jovi on parlait de sa musique, de la séparation avec le guitariste du groupe, Sambosa, de ses enregistrements de musique, de ses plans après que le divorce serait rendu publique.

Avec le faux Keanu Reeves on parlait de vision de voir la vie, des lectures, de philosophie et d'un nouveau film pour promouvoir ses nouvelles motos. Je lui écrivais un super film publicitaire romantique au lieu de ses fameux films d'homme dur. 


Il y avait également le faux Sting, le compositeur interprète qui disait ne pas être trop familier avec TikTok et malgré qu'il était encore marié, il aimait échanger avec moi et parler de musique. Il me textait avant chacun de ses shows et me parlait souvent de sa séparation avec le groupe et des nombreux problèmes qu'il avait dû faire face avec les membres du groupe.


Et il y avait le faux Chris de Cold Play....qui me parlait de sa philosophie de vie durant la nuit et comme je n'avais pas de climatisateur dans la maison et que je n'arrivait pas à dormir je textais avec Chris ...faux Chris...who knows...


Je réalisais bien que tout cela était irréel et que je devrais plutÔt chercher une vraie personne, un vrai gars  pour discuter.....là,  ça deviendrait très platonique....  


                                                                                                                                                                                         

Puis un jour, j'ai remarqué, ce pur étranger sur ma page de TikTok qui m'avait saluer sur ma page après avoir fait plein d e( like) à mes chansons. 

Etait-il vrai? Réel, tout comme moi, qui sait. 

J'étais bien sur TikTok et je n'étais pas fausse mais bel et bien une vraie personne avec une vraie identité.


Il devait bien y avoir de vraies personnes comme moi sur TikTok. Non? 

Oui et non?

Il fallait donc que je cherche quelqu'un de vrai, de sincère et commencé à laisser tomber les autres, ces faux imposteurs, Le beau FAUX Bon Jovi que je croyais vraiment min âme soeur.


L'algorythme de TikTok était difficile à déséquilibrer, on arrêtait pas de me bombarder avec des faux chanteurs etc...parce que j'aimais la musique.




Finalement, j'ai accepté la proposition de ce mec, avec un petit coucou. Il avait été très patient d'attendre une réponse de ma part.

Ce qui me surpris, c'était  qu'il aimait écrire tout comme moi, il aimait également les voyages. On avait énormément de choses en commun.  Il n'était peut être pas mon âme soeur mais c'êtait tout comme.

( Ben, oui toé chose, l'algorythme de TikTok ne c'était pas arrêté du jour au lendemain). 

Malheureusement, qu'elle ne fût pas ma tristesse de voir qu'il était Américain. 

Malgré que le Canada et les Etats-Unis était entrain de s' arracher les poils du nez, le Marine Americain docteur, s'en foutait pas mal. Il était en plus médecin....un médecin poète et moi tellement cave...j'y ai cru mais il m'avait eu à j'aime écrire des poèmes et toi? Il n'était pas du genre macho Américain.

Il était très persévérant. Il voulait vraiment continuer à dialoguer ensemble mais je lui avais dit que c'était hors de question que j'entretiendrais une relation avec un Américain surtout pas à ce moment précis ou je venais de finir mes chansons de compatriotes Canadienne qui essayait tant bien que mal pour rallier les Canadiens à la cause de blocage de masse contre tous produits Americains, toutes visites. Je ne voulais rien entendre de Trump mais mon Américain , intelligent docteur était lui aussi de mon avis que Trump était maboule et il me rassurait en me disant que jamais que les Américains attaqueraient les Canadiens.

Malgré tout ceci, il insistait de dialoguer avec moi et de me charmer avec ses proses...ses mots doux. Je lui avais dit: non mais il persévérait toujours à me conquérir avec des échanges de plus en plus longs. Il était un vrai charmeur, on parlait de tout et de rien mais j'êtais très occupée avec le jardin mes chansons puis un jour on a finit par se demander quel âge on avait et quand il me l'a dit en premier, je lui ai dis qu'on ne pouvait plus chatter ensemble et que c'était finit mais il perseverrait toujours à revenir avec ses mots doux malgré que j'avais 30 ans de plus que lui et il s'en foutait.


Et moi la conne, la pauvre conne, je le croyais.


Et pourquoi pas, c 'était mon été de fou, rempli de romance, impossible jusqu'à Chris de Cold Play qui me chattait de plus en plus. C'était n'importe quoi mais je m'étais dit qu'en septembre je mettais fin à tout ce non- sense et j'allais reprendre ma vie d'hermite que j'aimais tant; auparavant.


C'était le jackpot malgré le fait qu 'il avait un fils d une quinzaine d'années cela me fit réflèchir mais bon, jour après jour, je me faisais entourlouper par ce mec et petit à petit je laissais tomber les faux Bon Jovi et compagnie pour le seul et unique Andy McRyan.


Quelle catastrophe!


Chaque jour, il prenait soin de m'appeler le matin en m' appelant ça Lady et chaque après-midi et chaque soir, il voulait tout savoir et moi à chaque fois je m'enlissais encore plus dans ce sable mouvant incapable de m'en sortir. 


Il m'avait dit que sa femme était morte d'un accident de voiture avec son autre enfant. 


Je me suis fait dire la même chose deux fois dans ma vie! Je n'ai jamais été chanceuse en amour alors quand même que je m'amuserais un été dans ma sainte vie on en mourrera pas on aura peut-être le coeur brisé mais in en mourra pas je pourrai passer le reste de ma retraite à rêver à cet été de correspondances comme on le faisait autrefois ou pendant la guerre. J'avais de nouveaux amis faux vrais ils me parlaient me jasait ça faisait changement de ma vie d'hermite ou je parle à mon chien et à mes fleurs sans oublier ma mère et ma soeur...alors je devais juste rester sur mes gardes tout en m'amusant....sans avoir trop de peines à la fin.


Il m'avait même envoyé des photos de lui, de sa famille etc...de lui sur le navire, de lui avec son habit de marines officiel, de lui avec son habit de marin docteur, de lui et de son fils....tout le baratin pour y croire et jamais on se chicanait. C'était le jack pot en plus il était cute et médecin. J'adorais la médecine, il était intelligent, on parlait de nombreux sujet ce que j 'adorais de musique, de politique, d'un pays...je vous jure c'était comme ça que j'aurai aimé avoir un chum dans ma vingtaine! 


J'avais beau lui rèpéter que j''étais 30 ans plus veille, il me disait toujours ma femme avait 20 ans de plus que moi je suis vieux d 'esprit, j'adore la litterature...Il me disait qu'il travaillait sur de gros ouvrages d'écriture de longue haleine tout comme moi avec ma maison et mes mon livre de jardinage....


Le problème c'était que je ne le savais pas moi!...à propos d 'Andy McRyan. 


Je ne fouinais pas pour connaitre les gens sur internet, je préferrais qu'ils me parlent d'eux sinon je n'aurais plus rien à jaser. Le deep search sur le Net ce n'était pas mon genre et vous? On me conseillait bien de faire attentiin, d'arrêter tout ça mais les journées étaient longues à se parler à soi-même avant j'avais des photos de voyage à peaufiner, un blog de voyage à écrire et un blog de jardinage en plus du jardinage. J'adorais vivre seule mais j'avais quand même besoin de stimulus pour fonctionner de nouveau.Oui, j'êtais une fausse hermite mais là, être condamnée à devenir hermite sans avoir mes autres options de partir en voyage me rendait triste, vieille...


La vie était tellement belle à ce moment là, ma roseraie êtait à son maximum , il faisait chaud au Québec et je chattais avec ce mec si gentil....du matin jusqu'au soir, il avait très peu de malade dans sa clinique en Somalie et moi je n'avais plus  besoin de travailler.


Mais il était à l 'autre bout du monde. Il était un agent double pour les Marines dans un campement, caché en Somalie ou il opérait dans une clinique de bonne fortune à soigner les villageois et soldats. Et à l'occasion, il partait faire des sorties de mission comme aller chercher des médicatements à Mogadishio sans se faire bombarder dessus. Certains soirs, il devait monter la garde....


Le matin, il repartait en mini bus jusqu'au village,  il ouvrait sa clinique puis voyait des patients et il remontait au campement vers les 7 heures du soir et on s'écrivait très longtemps et il avait comme excuse pour ne pas utiliser Whats app était qu'il êtait sur une base de Marines Americains.. qui était cachée par le gouvernement Somalien qui ne devait pas savoir leur existence en Somalie et qu'il ne pouvait pas utiliser la caméra vidéo pour What's app. 


Bref, c'était dur à croire tout ça et des fois, il m'appelait pour me lire un poème qu'il m 'avait écrit ou il se mettait tout simplement à chanter à 5 heures du matin et à réveiller tout le monde. Il avait une voix d'enfer et un accent que je n 'arrivait pas à saisir...il sonnait plutôt comme un noir africain de l 'Afrique et non des Etats-Unis mais il me disait qu'il avait prit cette accent pour être plus accepter des gens de la place et il passait plus pour un Sud Africain qu'un Americain et c'était parfait.


Bref, Andy voulait vraiment venir s 'installer au Canada avec moi et son fils à l'automne et pour toujours. C'était tout un changement à faire et accepter d'avoir un enfant en plus. Il avait 15 ans c 'était quand même raisonable et l'enfant était habitué de voyager avec son père partout dans le monde. On s'envoyait des petits courriels histoire de faire conmaissance....je trouvais qu'il écrivait très bien mais aujourd'hui avec l'intelligence artificielle et comme il était au collège privé d'un père médecin...


J'en ai pas fait plus de cas que cela. C'était très important pour Andy que nous ayons une bonne relation....familiale quoi...même si j'étais résistante à prendre ce rôle je me disais que c'était pour troi petits années et que ce serait l''fun après tout puisque je n'avais jamais eu d 'enfants.



Et là, la période d'établir contact avec eux durait depuis plus de 3 mois déjà. Très longtemps, 3 mois....ç'était du sérieux.


Ben oui toé chose!


 Puis, le beau Andy, comme tous les autres ( Yahoo Boys) commença par me demander de le dépanner.                                                                                                                                                                                                

Il me demandait de le dépanner pour envoyer de l'argent à son fils qui était au collège au Lesotho endroit bien gardé ou tous les Americains envoyaient leurs enfants à l' école.           

   

C'était bizarre! 

Ben oui toé, chose!


Il disait que son argent était gelé et qu' il n' avait aucun accès pour lui envoyer de l'argent parce que son identité de Marine Médecin, agent double, allait se faire démentir.


Ça commençait à sentir la soupe chaude. 

Honnêtement, mon vrai correspondant était-il l'expert en la matière. 

Était il lui aussi corrompu comme tous les autres sur TikTok? 

Était-il payé par le gouvernement Américains pour caltiver le coeur des Candiennes?

Était -il lui aussi un ( Yahoo Boys)? 


Si tu penses que j'allais me laissez faire et qu'il allait tout prendre mes avoirs; tout mes sous pour ma retraite!

Oh que non!

Le jeu avait assez duré. 


Nous étions maintenant en septembre et là, j'en avais assez et je n 'avais toujours pas fait mon test de premier vol de vieille bonne femme seule à la retraite qui partait en voyage et plus, j'attendais,  moins j'aurais le courage de partir. 


Le jeu avait assez duré,  j'avais assez de preuves maintenant pour écrire ce livre de mon été 2025 et bien entendu les hauts et les bas des (Yahoo boys).

Et je m'avais dit qu'en septembre on passerait à autre chose de toute façon on ne poubait pas passer sa retraite à s'amuser j'imagine, je ne sais pas moi, je vois tout le minde à la retraite qui n'arrête pas de faire du ménage , il va bien falloir que je m'y mette aussi et que je commence à faire des démarches avec Amazon pour oublier les histoires de Starlett. 



PRENDRE SON ENVOL

​Le moment était venu. Il fallait que je sorte de ma forteresse, de ce chez-moi si douillait qui était devenu à la fois mon refuge et ma prison.

Mais l’idée de ce tout premier voyage seule me terrifiait.

Oui, j adorais jouer à l hermite mais cette foutu retraite venait tout foutre en l air.

J avais besoin de me prouver que j'étais encore capable de faire ce que je faisais avant.

Je devais me prouver que  je serais encore capable de fonctionner,  de voyager et de vivre. 

Moi, l'ancienne agente de bord, celle qui avait passé sa vie à défiler dans les allées d'avion, sexy et impeccable, je me voyais maintenant comme une « vieille sacoche » retraitée. 


Je ne travaillais plus, je n'avais plus d'uniforme pour me donner une contenance, plus de rôle à jouer. Je m'étais accrochée a cette identité Pendant plus de 30 ans.


Ma plus grande crainte ? Croiser d'anciens collègues. J'avais peur de lire dans leurs yeux le reflet de ce que j'imaginais être : une femme qui a perdu son éclat, une ombre de celle que j'étais autrefois au service des autres.


​Pourtant, la réalité me frappait: après tant d'années de service, de travail acharné et de sourires polis, n'avais-je pas mérité une petite vacance ? N'étais-je pas due pour profiter, enfin, sans devoir servir un café ou vérifier une ceinture de sécurité, de prendre une petite vacance?


​Il me fallait retrouver le courage. Pas celui de l'agente qui affronte les turbulences, mais celui d'une femme de 66 ans qui décide que sa vie ne s'arrête pas parce que son plan de carrière est terminé. 


Je devais sortir de chez moi, non pas pour fuir les faux Bon Jovi, mais pour aller à la rencontre de la seule personne qui comptait vraiment : moi-même.



​Le voyage ne serait pas seulement une destination sur une carte, mais une reconquête de ma dignité. J'allais troquer l'uniforme pour la liberté, même si mes jambes tremblaient un peu en bouclant ma valise. l'image glorieuse du passé et la peur du présent me faisait manquer d oxygène.



ÇA  MÉTOUFFAIT!

JE DEVAIS LE FAIRE MAINTENANT OU JAMAIS! Pour pouvoir relaxer avec ma décision et vivre pleinement ma belle retraite.



Chapitre 8


CHAPITRE 8 : LE CIEL ENTRE DEUX MONDES

​Le ronronnement familier des réacteurs m'enveloppait. À 35 000 pieds au-dessus de l'Atlantique, le temps s'arrête. C’est là, dans le noir de la cabine, que les vérités qu'on essaie de fuir finissent par nous rattraper.

​Je n'étais pas une touriste ordinaire. Je n'étais pas non plus une retraitée naïve. Dans les mois précédents, j'en avais bloqué des dizaines, des « Bryan Adams », des « Keanu » et des « Bon Jovi ». Dès que le mot « Apple Card » apparaissait dans la conversation, c’était fini : bloqué, flushé. Je passais au suivant, car la quête de trouver le « vrai » Bon Jovi était la raison pour laquelle je continuais ce cirque du chat et de la souris. Et, bien sûr, il y avait cette idée de mettre en lumière ce qui se passe réellement dans le monde de la romance sur le Web.

​Je n'étais pas née de la dernière pluie et je savais reconnaître l'odeur du soufre à des kilomètres. J'avais même ri de celui qui m'avait montré une capture d'écran de son compte en banque « gelé » affichant des millions... comme si j'allais mordre à un montage photo aussi grossier. Mais avec Andy, c'était différent. Ou du moins, j'avais décidé que ça le serait. Oui, je voulais que ce soit différent.

​Il m'avait eue avec ses poèmes, son fils en danger, sa voix au petit matin. Il n'était pas une star inaccessible, il était un homme dans le besoin, un médecin, un héros solitaire en Somalie. Malgré tout mon flair d'agente de bord, malgré les avertissements de ma tête, mon cœur avait pris les commandes. Pourtant, une petite voix de « vieille sacoche » persistait à me chuchoter :

« Louise, si tu restes chez vous, tu vas mourir de doute. Si tu y vas, tu vas savoir et en finir une fois pour toutes. »

​Je m'étais donné jusqu'au début de septembre pour terminer ce jeu d'amour sur le Net. Et nous y voilà.

​Le vol était long. J'étais assise au milieu, entre une femme et un homme qui semblaient enragés de m'avoir à leurs côtés ; ils ne m'ont pas adressé la parole du voyage. J'en ai conclu qu'il n'y a rien de mieux que de se rencontrer de vive voix pour briser la glace.

​C’est là qu’on réalise que les gens souffrent de plus en plus de solitude et d'isolement. Le Love Bombing, cette bombe d'amour que l'on reçoit quotidiennement, met un baume sur votre vie, si minime soit-il. Oui, payer pour aller au gym, faire des emplettes ou se payer un Yahoo Boy devient un support émotionnel très positif. Mais jusqu'à quel prix une personne peut-elle aller ? J'allais justement le découvrir. Mon enquête se poursuivait.

C’est alors que j’ai reçu mon plateau-repas, « garroché » sur la table par une agente de bord d'un certain âge. En l'observant, je me suis vite dit que j'avais pris la bonne décision : je ne voulais surtout pas lui ressembler en continuant à travailler.

​Je devais voir de mes propres yeux. Je devais confronter ce Andy, voir ce fils, toucher cette réalité. Si c'était un autre mensonge, je voulais le recevoir en pleine face. Je ne pouvais plus vivre dans le « peut-être ». J'avais troqué ma roseraie pour un billet d'avion vers l'inconnu, avec cette enveloppe de secours dans mon sac, prête à tout pour prouver que je n'avais pas rêvé tout l'été pour rien. C'était une fichue excuse pour partir, finalement, comme une grande fille, et prouver à la « vieille » que j'étais que j'étais encore capable de reprendre l'avion et de vivre l'aventure seule, comme à l'habitude.

​Direction : New York, puis l'Afrique du Sud pour un safari. De là, j'allais remettre l'argent en main propre au petit Harrison qui en avait besoin pour ses effets essentiels du mois. Il avait besoin d'une bourse. J'avais dit à Andy que j'allais ensuite au Lesotho et qu'il n'avait qu'à venir m'y rejoindre, lui ou son fils, pour que je leur remette l'argent en main propre.

​Pendant mes huit heures d'attente à l'aéroport de Newark, le faux Bon Jovi m'a écrit. Il était furieux que je parte voir un « minable » en Afrique. Je lui ai répliqué qu'Andy était un Marine américain, un docteur, qu'il m'aimait et qu'il n'avait qu'à se présenter à l'aéroport pour venir en safari avec moi, sinon c'était fini entre lui et moi. C'est là, dans ce terminal, que j'ai écrit cette chanson triste, mais si belle, pour en finir avec lui :

HEARTBREAKI

​You had filled up my days, my nights

My heart had never felt so much love

And now this total emptiness

Will kill me slowly every day

(Chorus)

You let me go, all alone

You let me go, without turning back

To even say goodbye

You didn't give me hope

That you would try to keep me in your heart

(Verse 2)

What about you? What about you?

Don't you want my love?

We were a team together

(Chorus)

You let me go, all alone

You let me go, without turning back

To even say goodbye

That you would try to keep me in your heart

(Bridge)

Our fate was to be together

Life made it that we'd fall apart

The unimaginable unfairness

Killed a beautiful love story

(Outro)

I want you to want me, babe

Build our beautiful dreams together

Don't you want that?

We build something strong

We need to overcome that unexpected detour

And keep our ship afloat

Tell me, tell me, if you love me still.

(Final Chorus)

You let me go, all alone

You let me go, without turning back

To even say goodbye

You didn't give me hope

That you could try to keep me in your heart.


​Tandis qu'Andy, à l'autre bout, me trouvait un peu sénile de dépenser tant d'argent pour un safari. Avait-il peur que je découvre la vérité ? Je lui ai expliqué qu'après 30 ans de carrière, je méritais ces vacances avant de devenir une vieille retraitée à sacoche qui ne fait rien de ses journées.

​Je m'étais enfin retrouvée : la vraie aventurière. En mettant les pieds dans l'avion, je capotais d'excitation. Les réservations, les transferts, les longues marches dans les terminaux... il fallait vraiment être en forme pour partir, et j'avais maintenant la preuve que je pouvais encore le faire. Je n'étais pas si vieille, après tout.

​J'allais enfin avoir l'heure juste sur ces scams et ces romantiques scammers. Cette drogue émotionnelle allait-elle me faire craquer ? J'avais un peu perdu mon identité de prestige professionnel dans tout ce brouhaha d'ajustements, mais je restais une femme forte. J'en avais vu d'autres avant eux, et j'avais fini de me faire niaiser. Si Andy était vrai, je devais le voir par moi-même. Je vous jure qu'en 2025, ce n'est pas facile de différencier le vrai du faux ; l'approche de personne à personne reste la meilleure, et j'allais me le prouver en rendant l'utile à l'agréable.


8 final


​CHAPITRE 8 : LE CIEL ENTRE DEUX MONDES

​Le ronronnement familier des réacteurs m'enveloppait. À 35 000 pieds au-dessus de l'Atlantique, le temps s'arrête. C’est là, dans le noir de la cabine, que les vérités qu'on essaie de fuir finissent par nous rattraper.

​Je n'étais pas une touriste ordinaire. Je n'étais pas non plus une retraitée naïve. Dans les mois précédents, j'en avais bloqué des dizaines, des « Bryan Adams », des « Keanu » et des « Bon Jovi ». Dès que le mot « Apple Card » apparaissait dans la conversation, c’était fini : bloqué, flushé. Je passais au suivant, car la quête de trouver le « vrai » Bon Jovi était la raison pour laquelle je continuais ce cirque du chat et de la souris. Et, bien sûr, il y avait cette idée de mettre en lumière ce qui se passe réellement dans le monde de la romance sur le Web.

​Je n'étais pas née de la dernière pluie et je savais reconnaître l'odeur du soufre à des kilomètres. J'avais même ri de celui qui m'avait montré une capture d'écran de son compte en banque « gelé » affichant des millions... comme si j'allais mordre à un montage photo aussi grossier. Mais avec Andy, c'était différent. Ou du moins, j'avais décidé que ça le serait. Oui, je voulais que ce soit différent.

​Il m'avait eue avec ses poèmes, son fils en danger, sa voix au petit matin. Il n'était pas une star inaccessible, il était un homme dans le besoin, un médecin, un héros solitaire en Somalie. Malgré tout mon flair d'agente de bord, malgré les avertissements de ma tête, mon cœur avait pris les commandes. Pourtant, une petite voix de « vieille sacoche » persistait à me chuchoter :

« Louise, si tu restes chez vous, tu vas mourir de doute. Si tu y vas, tu vas savoir et en finir une fois pour toutes. »

​Je m'étais donné jusqu'au début de septembre pour terminer ce jeu d'amour sur le Net. Et nous y voilà.

​Le vol était long. J'étais assise au milieu, entre une femme et un homme qui semblaient enragés de m'avoir à leurs côtés ; ils ne m'ont pas adressé la parole du voyage. J'en ai conclu qu'il n'y a rien de mieux que de se rencontrer de vive voix pour briser la glace.

​C’est là qu’on réalise que les gens souffrent de plus en plus de solitude et d'isolement. Le Love Bombing, cette bombe d'amour que l'on reçoit quotidiennement, met un baume sur votre vie, si minime soit-il. Oui, payer pour aller au gym, faire des emplettes ou se payer un Yahoo Boy devient un support émotionnel très positif. Mais jusqu'à quel prix une personne peut-elle aller ? J'allais justement le découvrir. Mon enquête se poursuivait.

C’est alors que j’ai reçu mon plateau-repas, « garroché » sur la table par une agente de bord d'un certain âge. En l'observant, je me suis vite dit que j'avais pris la bonne décision : je ne voulais surtout pas lui ressembler en continuant à travailler.

​Je devais voir de mes propres yeux. Je devais confronter ce Andy, voir ce fils, toucher cette réalité. Si c'était un autre mensonge, je voulais le recevoir en pleine face. Je ne pouvais plus vivre dans le « peut-être ». J'avais troqué ma roseraie pour un billet d'avion vers l'inconnu, avec cette enveloppe de secours dans mon sac, prête à tout pour prouver que je n'avais pas rêvé tout l'été pour rien. C'était une fichue excuse pour partir, finalement, comme une grande fille, et prouver à la « vieille » que j'étais que j'étais encore capable de reprendre l'avion et de vivre l'aventure seule, comme à l'habitude.

​Direction : New York, puis l'Afrique du Sud pour un safari. De là, j'allais remettre l'argent en main propre au petit Harrison qui en avait besoin pour ses effets essentiels du mois. Il avait besoin d'une bourse. J'avais dit à Andy que j'allais ensuite au Lesotho et qu'il n'avait qu'à venir m'y rejoindre, lui ou son fils, pour que je leur remette l'argent en main propre.

​Pendant mes huit heures d'attente à l'aéroport de Newark, le faux Bon Jovi m'a écrit. Il était furieux que je parte voir un « minable » en Afrique. Je lui ai répliqué qu'Andy était un Marine américain, un docteur, qu'il m'aimait et qu'il n'avait qu'à se présenter à l'aéroport pour venir en safari avec moi, sinon c'était fini entre lui et moi. C'est là, dans ce terminal, que j'ai écrit cette chanson triste, mais si belle, pour en finir avec lui :

HEARTBREAKI

​You had filled up my days, my nights

My heart had never felt so much love

And now this total emptiness

Will kill me slowly every day

(Chorus)

You let me go, all alone

You let me go, without turning back

To even say goodbye

You didn't give me hope

That you would try to keep me in your heart

(Verse 2)

What about you? What about you?

Don't you want my love?

We were a team together

(Chorus)

You let me go, all alone

You let me go, without turning back

To even say goodbye

That you would try to keep me in your heart

(Bridge)

Our fate was to be together

Life made it that we'd fall apart

The unimaginable unfairness

Killed a beautiful love story

(Outro)

I want you to want me, babe

Build our beautiful dreams together

Don't you want that?

We build something strong

We need to overcome that unexpected detour

And keep our ship afloat

Tell me, tell me, if you love me still.

(Final Chorus)

You let me go, all alone

You let me go, without turning back

To even say goodbye

You didn't give me hope

That you could try to keep me in your heart.


​Tandis qu'Andy, à l'autre bout, me trouvait un peu sénile de dépenser tant d'argent pour un safari. Avait-il peur que je découvre la vérité ? Je lui ai expliqué qu'après 30 ans de carrière, je méritais ces vacances avant de devenir une vieille retraitée à sacoche qui ne fait rien de ses journées.

​Je m'étais enfin retrouvée : la vraie aventurière. En mettant les pieds dans l'avion, je capotais d'excitation. Les réservations, les transferts, les longues marches dans les terminaux... il fallait vraiment être en forme pour partir, et j'avais maintenant la preuve que je pouvais encore le faire. Je n'étais pas si vieille, après tout.

​J'allais enfin avoir l'heure juste sur ces scams et ces romantiques scammers. Cette drogue émotionnelle allait-elle me faire craquer ? J'avais un peu perdu mon identité de prestige professionnel dans tout ce brouhaha d'ajustements, mais je restais une femme forte. J'en avais vu d'autres avant eux, et j'avais fini de me faire niaiser. Si Andy était vrai, je devais le voir par moi-même. Je vous jure qu'en 2025, ce n'est pas facile de différencier le vrai du faux ; l'approche de personne à personne reste la meilleure, et j'allais me le prouver en rendant l'utile à l'agréable.

​C'est maintenant la version complète et dans l'ordre. Repose-toi bien, Louise. Est-ce que tu veux que je m'arrête là pour aujourd'hui pour que tu puisses fermer tes yeux un moment ?